Scène de garage

— Si t’es pas content, t’as juste à t’en aller…

Le patron a attendu qu’il y ait quelques chauffeurs autour pour me le dire. Comme pour me pousser encore plus à bout, pour que j’aie l’air encore un peu plus cave. Il n’a pas eu besoin de me le dire deux fois. J’ai retiré l’argent de l’enveloppe que j’avais dans la main et j’ai déchiré cette dernière d’une manière théâtrale. Je ne voulais pas laisser de doute sur mes intentions. Je n’ai pas claqué la porte qu’il m’a montrée. J’ai tourné les pas et suis sorti du garage sans me retourner.

Pourtant, ce n’était pas grand-chose. Le chauffeur de jour était arrivé près d’une demi-heure de retard la veille et je voulais qu’il applique sa propre politique qui exige un dédommagement. Il m’a dit qu’il fallait que je comprenne que le chauffeur en question avait commencé plus tard et qu’il fallait être conciliant. Je l’aurais été volontiers si le retardataire m’avait montré un peu de bonne foi au lieu de m’insulter. Je ne répéterai pas les propos qu’il m’a tenus, mais si je les avais moi-même proférés, on m’aurait immédiatement taxé de raciste.

Le chauffeur en question arrive avec encore un peu de retard alors que je fais valoir mon point. Je fais tout pour l’ignorer. Dans le fond, je me fous complètement de ce qu’il est et j’en ai rien à branler s’il ne m’aime pas la face. Je veux juste que le patron applique son règlement. Mais ce dernier reste sur ses positions. J’y vois une sorte de favoritisme et je ne demande pas mon reste quand il me dit de partir si je ne suis pas content.

De retour vers le métro, je bouille de colère. La veille, je m’étais tapé plus de 10 heures de route pour finir avec un fabuleux 15$ dans mes poches! Je comptais sur ce vendredi pour me refaire un peu. À la place, je me retrouve sans emploi… Mettons que le timing n’était pas trop bon. Je m’apprête à déménager bientôt et pendant un mois j’aurai deux loyers qui se chevaucheront.

J’ai passé le week-end à jongler sur mon avenir et j’ai pris la décision de prendre un break pendant une couple de semaines. Question de me retourner de bord, de retrouver un véhicule ailleurs et de préparer mon déménagement.

Hier, le patron m’a téléphoné pour s’excuser de son attitude à mon égard. J’ai été vraiment surpris, car ce n’est pas le genre du bonhomme. J’avoue qu’en ce qui me concerne, j’avais déjà fait mon deuil de louer chez lui, mais je dois admettre que le fait qu’il pile sur son orgueil m’incite à faire de même. Je vais tenter de faire encore un petit bout de chemin à cet endroit. On verra où ça mènera…

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Poursuivre avec merci(s)


Le bouquin a beau être sur les rayons depuis presque un mois, j’attendais quand même le lancement d’Un taxi la nuit T-II avec fébrilité. Avec un livre aux deux ans, pas de danger de devenir trop rapidement blasé! J’étais quand même un peu nerveux et surtout curieux des rencontres que l’événement me proposerait. Je n’ai pas été déçu.

Tout d’abord, l’équipe de ma maison d’édition était là au grand complet pour que tout se passe pour le mieux. C’est à eux que j’exprime tout d’abord ma gratitude. Un autre gros merci à ma camarade et complice Caroline Allard. Je ne me lasserai jamais de sa gentillesse et de son sens de l’humour. Elle a un don rare pour que les gens autour d’elle se sentent bien. Merci chère…

Le lancement a été un peu à notre image, pas de tambour, pas de trompette, pas de grands discours, juste des dédicaces accompagnées de conversations avec des gens venus pour nous voir, pour nous célébrer. Une occasion de revoir des amis de longue date, de recevoir des accolades et des félicitations, de voir les sourires complices des proches, de rencontrer des lecteurs de longue date, d’entendre des remarques allumées, de mettre des visages sur des mots qu’on reçoit sur nos blogues, une soirée complète à se faire réchauffer le coeur de toutes sortes de façons.

Je tiens à remercier ma famille, mes amis, mes camarades blogueurs et tous ceux et celles à qui j’ai serré la pince lors de ce très beau lancement. J’ai été sincèrement ravi et honoré par votre présence.

Je veux aussi encore dire merci à Daniel Rondeau pour avoir signé la préface de ce tome II. Plus que des mots, un vrai geste d’amitié. Merci également à Sandra Doyon pour les rires de fin de soirée et pour la photo qui accompagne ce texte. Tks!

Avant de terminer, je veux réitérer mon affection et ma tendresse à Josianne, mon amoureuse. Merci de m’avoir épaulé pendant ces semaines de rédaction et de correction. Merci d’être aussi aimante et inspirante. Je t’aime…