Temps durs

T’endures les longues heures sur la route
T’endures de tourner encore et toujours en rond
T’endures la solitude, l’ennui et le doute
T’endures le temps perdu, tu cherches une raison

T’endures les taxis qui volent tes appels
T’endures ces ordures, taxi-poubelles
T’endures la méfiance généralisée
T’endures cette sale ambiance gangrenée
T’endures la voix stridente de la répartitrice
T’endures les rues couvertes de cicatrices
T’endures les kilomètres que t’as dans le dos
T’endures la grisaille d’une ville qui se couche tôt

T’endures cet hiver clément et sans neige
T’endures le temps doux
T’endures mais tu sens que ça se désagrège
T’endures pour ne pas devenir fou

T’endures et tu tempères
T’en perds la patience et tu t’endurcis
T’endures et tu espères qu’un temps meilleur reviendra dans ton taxi

Rondeau

Bien avant de rencontrer l’homme, je le côtoyais par ses mots. Sans savoir qui il était, j’apprenais à le connaître à travers ses écrits. Son ton, son ironie douce amère, sa façon de faire sonner les mots et de jouer avec, m’ont fait jubiler plus d’une fois.

Quand je l’ai finalement rencontré, je savais déjà à quelle sorte d’homme j’avais affaire. Un écrivain certes, mais surtout, un humain.

J’aime le regard de cet homme. Il transperce d’une belle chaleur. J’aime le regard qu’il porte sur ses contemporains. J’aime sa façon de l’écrire.

Je suis heureux que les meilleurs billets de son blogue se retrouvent enfin sur papier.

Je suis surtout content qu’il chante mal. On serait passé à côté d’un talent rare.

Un gros merde camarade! xxx

Le lancement de : J’écris parce que je chante mal! de Daniel Rondeau aura lieu demain dès 17h au Nacho Libre 913, Beaubien est

Un double pour la route

Je viens de quitter le poste en avant de la station Laurier où je poireautais depuis plus d’une heure. Je m’y étais installé à la fermeture des métros en espérant embarquer un retardataire ou quelqu’un qui en sortirait. Peine perdue. Pas de client, pas d’appel, pas de chance.

Il est deux heures du matin et je couvre à peine mes frais de location du taxi et de ce que j’aurai à mettre dans le réservoir. Ce n’est pas la joie, d’autant plus que ce n’est pas la première fois que ça arrive depuis le début de l’année. Frustré, je roule droit devant en n’espérant plus grand-chose de cette nuit pitoyable.

J’arrive au coin de Saint-Laurent et constate qu’à part les quelques taxis qui croisent l’intersection, le boulevard est complètement désert. Pas besoin de faire le tour pour savoir que c’est partout pareil. La Ville dort et je me demande si je ne devrais pas faire de même lorsque je vois deux filles sortir du guichet automatique de l’autre côté de la rue.

L’une d’elles s’avance lentement dans ma direction. C’est une magnifique blonde qui a dû faire tourner bien des têtes ce soir et c’est moi le chanceux qui va la raccompagner chez elle. Je ne croyais pas que les deux mots : Fabreville et Laval puissent sonner aussi bien.

Sur la 15 Nord, j’écoute la blonde se lamenter sur son sort. Sa soirée a été pourrie et de toute évidence, elle n’est pas dans l’ambiance pour la faire durer outre mesure quand elle sera arrivée. Ça ne tarde pas trop. Je me demande si j’ai croisé un seul véhicule jusqu’à son bungalow lavallois.

Je m’engage dans la bretelle pour reprendre l’autoroute quand je vois ce type les quatre fers en l’air qui coure dans ma direction. Je stoppe et lui dit que je ne peux pas l’embarquer à moins qu’il ne veuille retourner en ville. Son : « M’a t’donner 40 piasses heul gros» me fait oublier le livre des règlements. De toute façon, il n’y a pas de taxi à des kilomètres à la ronde et il ne fait pas très chaud. Je ne peux pas en dire autant du gars qui grimpe à bord du taxi. Il a l’air d’avoir commencé sa soirée de bonne heure. J’arrive à comprendre de peine et de misère où il veut aller pendant qu’il me tend l’argent qu’il m’a promis. Encore là, ça ne tarde pas trop.

Après quelques minutes à me sortir de ce dédale banlieusard, je me retrouve de nouveau sur l’autoroute. En moins d’une heure, j’ai doublé mes avoirs. Assez pour me réconcilier encore une fois avec le métier.

Que dire ?

Les temps sont durs, mais quand un confrère te raconte les yeux pleins d’eau qu’il vient de perdre son frère et que sa soeur est restée pris plus de 15 heures sous des décombres, ça remet pas mal les choses en perspective. Difficile de se plaindre de ses petits problèmes par les temps qui courent.

Ce qui se passe là-bas nous affecte tous d’une manière ou d’une autre. Mais la vie continue, la route aussi et la misère de là-bas n’atténue pas nécessairement celle d’ici.

Ça se passe en fin de nuit, je viens de déposer des universitaires aux résidences de l’UdeM et redescend vers le centre-ville sur Côte-des-Neiges. Stoppé à un feu, je vois un jeune asiatique qui attend dans l’abribus. Je lui jette un coup d’oeil pour m’assurer qu’il ne veut pas d’un taxi et je m’apprête à repartir quand je le vois s’avancer vers l’auto. Il ouvre la portière à côté de moi, mais n’embarque pas.

— J’ai juste 4 $ Vous pourriez pas m’amener jusqu’à Sherbrooke? C’est parce que je sors de l’hôpital pis j’ai de la misère à marcher.

Avant qu’il ne finisse sa phrase, il se penche pour remonter le bas de son pantalon. Il a le tibia tellement croche que c’est à se demander comment il fait pour tenir debout. Stupéfait je lui dis de monter.

— J’ai eu un accident d’auto et ça s’est mal ressoudé, il va falloir qu’ils me cassent la jambe une autre fois.

Il m’apprend qu’il s’est fait rentrer dedans par une auto pendant qu’il quêtait au coin d’une rue. Il ne me dit pas ce qui l’a amené à faire la manche, mais peu à peu il me confie qu’il a perdu ses parents et que le seul membre de la famille qui lui restait est disparu dans le tsunami il y a cinq ans. Il me dit que le seul ami qui lui reste est son chien.

Je ne sais pas trop quoi lui répondre. Je l’écoute en continuant de rouler. Je repense à ce noir la veille, à qui j’ai demandé s’il était haïtien. Il était ruandais. Je n’ai pas su quoi lui répondre non plus. Ni à cet autre client qui m’a demandé de l’amener à un autre guichet automatique parce qu’il y avait une demi-douzaine de sans-abris qui squattaient la place. On ne sait pas toujours quoi dire. Ni quoi faire.

J’ai reconduit le jeune asiatique au coin de St-Denis et De Maisonneuve. Je ne sais pas où il s’en allait vraiment. Ni où il passerait la nuit. Probablement avec son chien dans un coin pas trop froid, ni trop humide.

Je lui ai dit de garder son argent.

Je lui ai dit courage.

Je n’ai pas su quoi lui dire de plus.

UTLN sur Urbania

Le très beau site Urbania m’a demandé de répondre à un questionnaire par moment saugrenu. Les réponses ne le sont pas moins. Peut-être découvrez-vous des facettes jusque-là inavouées de ma personnalité? Je suis moi-même dubitatif… 😉

Pour l’occasion, ils ont remis en ligne, l’entrevue que je leur ai donnée lors de leur spécial Montréal en 2007.

Bonne lecture.

Courage Haïti

Sans mauvais jeux de mots, je suis secoué cette nuit par ce tragique tremblement de terre en Haïti. Le fait de partager mon métier avec des centaines de confrères originaires de ce pays me rapproche de leur peine aujourd’hui. Au garage, j’ai l’occasion de discuter chaque jour avec des chauffeurs qui doivent être bouleversés aujourd’hui. Mes pensées les accompagnent.

J’ai aussi une pensée toute spéciale pour la journaliste Chantal Guy. Ce fut une des premières à publier un article sur le premier tome d’Un Taxi la Nuit. Elle a également eu la gentillesse de m’offrir d’écrire une nouvelle pour Cyberpresse l’automne dernier. À la fin décembre, le hasard l’a fait monter à bord de mon taxi. C’est là, avec plein de brillant dans les yeux qu’elle m’a annoncé qu’elle allait vivre une expérience formidable en Haïti pour suivre l’écrivain Dany Laferrière dans son pays natal.

L’article qu’elle publie aujourd’hui est tout simplement bouleversant et grandiose. Des mots qu’elle a dû écrire dans des conditions qu’on peut difficilement imaginer.

Je lui souhaite beaucoup de courage.

Je souhaite beaucoup de courage au peuple d’Haïti.

Une longue course d’une fin de nuit de début d’année

Je regarde l’horloge et me demande combien de voyages je peux faire dans l’heure et demie qu’il me reste avant de ramener le taxi au garage. C’est la nuit du Nouvel An et les courses se multiplient. Le début de soirée a été relativement tranquille, mais depuis les 12 coups de minuit, c’est la folie furieuse.

Après avoir roulé un bon moment dans le nord-est de la ville, un groupe d’Ontariens me fait revenir vers le Centre-ville alors que les bars commencent à déverser leurs lots de fêtards sur les trottoirs. M’approchant de la Catherine, des dizaines de bras se lèvent à mon intention. Ça arrive ienque une fois par année et ça ne me gêne pas du tout d’en profiter.

L’homme a piqué un sprint dans ma direction et je salue son effort en m’arrêtant près de lui. Même si je pourrais prendre un moment pour vendre mes services au plus offrant, je reste fidèle à mon modus operandi, premier rendu, premier servi. Avant qu’il referme la portière, j’entends une clameur de déception provenant de ceux qui devront attendre encore. Une musique presque douce dans mes oreilles.

Mon passager n’a pas terminé de me dire sa destination, qu’un type vêtu seulement d’un complet de satin frappe à ma fenêtre. Comme le feu est rouge, je prends le temps d’écouter ce qu’il a à dire. Je vois bien à son attitude qu’il est outré que je me sois arrêté pour un noir plutôt que pour lui. Je lui dis que s’il veut négocier quoique ce soit, il devra le faire avec mon client, c’est à lui que le taxi appartient maintenant. Mon client lui demande dans quelle direction il s’en va et bon prince, il accepte de partager son taxi.

Le nouveau venu n’est pas sitôt assis qu’il me dit qu’il faut s’arrêter de l’autre côté de l’intersection pour ramasser un de ses comparses. Dans ma tête, une alarme se déclenche et comme de fait, le comparse a tout du gars qui est sur le point de déborder. Le noir vient s’installer à mes côtés pour laisser l’autre se vautrer sur la banquette arrière. Le taxi n’est pas encore reparti que le nouvel occupant se met à gueuler qu’il a froid et qu’il veut du chauffage. Une belle brute épaisse.

Le noir lui dit de rester chill que c’est le jour de l’An et que tout est cool. Je me dis qu’à sa place je tiendrais ça mort. Les deux gars en arrière sont loin d’avoir le profil type pour chiller avec des brothers. Il semble s’en rendre compte lorsque monsieur satin tente d’expliquer à l’autre ce qu’ils font dans un taxi avec un African-American. Je commence à sentir la tension, mais garde mon attention sur le boulevard en me faufilant entre les véhicules et les nombreux piétons qui ont envahi de Maisonneuve en continuant d’agiter leurs bras dans les airs.

J’arrive de peine et de misère à la rue du Fort pour aller prendre l’autoroute lorsque brute épaisse décide que c’est l’heure de sa régurgitation. Je m’empresse de ranger le taxi sur le côté en gueulant : Open the damn door! Je maugrée quelques fuck en regardant du côté de la banquette pour constater l’étendue des dommages qui semblent limités. Monsieur Satin me rassure qu’il va payer pour le dégât. Le black pour sa part s’est emparé de son portable et semble être en train de twitter l’événement. Ça prend deux trois minutes pour que le gros se vide comme un grand. Il réussit même à prendre un appel entre deux vomissements. Le noir me regarde du coin de l’oeil, je lui file un clin et nous nous sourions.

Quand le comparse revient parmi nous, je m’assure que son estomac va tenir le coup et m’engage sur la 20 en direction de l’autoroute Décarie. La neige qui tombe rend la chaussée plutôt glissante et ralentit les véhicules qui sortent en masse du Centre-Ville. Je me sens à l’aise dans ces conditions et dépasse facilement tout le monde en levant le pied de temps en temps quand je sens le taxi partir en dérapage. Pendant ce temps, le téléphone de Monsieur Satin sonne et ce dernier se met en mode panique. Il gueule à répétition : Where the fuck are you? Are you OK? ARE YOU OK?!

Il s’avère que sa soeur est dans un motel dans le nord de la ville avec son copain et qu’ils se font sérieusement menacer par un gang. Il me demande d’aller encore plus vite pour qu’on se rende rapidement sur les lieux. Pendant que je me dépêche pour déposer mon client initial, Monsieur Satin multiplie les appels et demande à ses interlocuteurs de se diriger vers le motel en question. En même temps, il garde la ligne avec sa soeur et continue de la rassurer. Je réalise complètement le sérieux de la chose quand il se met à sangloter au milieu d’une phrase.

Après avoir quitté Décarie pour déposer le noir, je me suis remis en quatrième vitesse pour reprendre l’autoroute. Pendant ce temps, brute épaisse s’est endormi et ses ronflements font duo avec ceux de mon moteur que je pousse en direction du motel sur Lajeunesse. Sur le Métropolitain, la voirie a épandu des tonnes de sel ce qui me permet d’aller encore plus rapidement. Ça me joue un sérieux tour lorsque je reprends Crémazie. Le derrière du taxi part de travers et je parviens difficilement à le remettre droit en m’acharnant sur l’accélérateur et le volant. Bonjour la montée d’adrénaline!

Il est passé 4 heures lorsque nous arrivons enfin au motel. Ne faut pas être malin pour venir s’échouer dans cet endroit. Ça tient plus du bordel que d’autre chose. Les gangs de rue y écoulent leurs drogues et y font travailler des filles qui sont loin d’être toutes majeures. Même le soir du jour de l’an. La soeur de mon client attend dans le lobby avec son copain. Ils ne se font pas prier pour rapidement venir s’installer à bord. Monsieur Satin veut attendre ses chums et rendre des comptes, mais soeurette se met à geindre qu’elle veut partir au plus vite de cet endroit. Ça fait plutôt mon affaire, car l’heure avance rapidement et il faut toujours que je ramène le taxi avant cinq heures.

Nous sortons à peine du stationnement du Motel, qu’une engueulade éclate. Monsieur Satin s’en prend vertement à sa frangine et au garçon qui l’accompagne. Pendant ce temps, je tente de savoir où c’est qu’on s’en va. Ça crie, ça se dispute, ça proteste et je serre les dents pour ne pas me mettre à crier à mon tour. J’arrive à comprendre dans le brouhaha que le couple s’en retourne dans le Centre-Ville et je reprends le chemin qu’on vient de faire à l’envers. Les explications et les accusations se poursuivent pendant que j’accélère le rythme. La soeurette qui n’a pas l’air trop futée à une voix nasillarde qui pousse ma patience dans ses derniers replis. Descendant Berri pour aller rejoindre le Métropolitain, je profite qu’il n’y a pas d’autre véhicule et donne ce qu’il faut de gaz pour que le taxi parte en dérapage que je contrôle parfaitement cette fois-ci. La manoeuvre porte fruit. Le calme revient tout à coup dans l’auto. Je savoure le moment.

Reste que le temps file et que la course est loin d’être terminée. Sur la voie rapide, Monsieur Satin se remet au téléphone pour informer ses amis que tout est entré dans l’ordre. Quelques-uns de ses amis se sont effectivement rendus au motel et je suis plutôt impressionné de sa façon de prendre les choses en mains. J’ai le sentiment que ces dernières ne sont pas tout à fait propres. Tout comme les pantalons de brute épaisse qui commence à sortir de sa torpeur éthylique. Je roule bien au-delà de la limite permise sur Décarie quand il semble vouloir remettre ça. Heureusement soeurette, sort un sac de plastique de son sac de cuir et le tend au gros qui ne se fait pas prier.

La course est interminable. Les conditions déroutes et je me bats contre l’horloge. Avant de retourner au Centre-Ville, il faut que je dépose les deux types à l’extrémité ouest de Côte-Saint-Luc. Je dois battre mon record de stop américain pour m’y rendre et pour en revenir. Quand ils sortent enfin, je me rends compte des dégâts laissés par le gros. Rien qu’un peu de neige n’arrivera pas à nettoyer, mais je vais quand même bougonner pour la forme et pour faire descendre la pression.

Il est cinq heures moins quart lorsque je retraverse Ste-Catherine sur Drummond. Il y a encore quelques individus en quête de taxis. Au coin de la Montagne, je vois des gyrophares. J’apprendrai le lendemain que des piétons se sont fait faucher par un chauffeur qui a perdu le contrôle. Triste début d’année. De mon côté, je ne suis pas trop déçu quand le petit copain me donne un beau billet de 100 $ tout craquant dans la main. Le compteur affiche 85 $ et tout compte fait, je suis juste contant que cette course soit enfin terminée.

Avant d’aller remplir le réservoir, je vais m’arrêter quelques minutes sur Duluth aux abords du parc Jeanne-Mance. Je vais prendre quelques poignées de neige et les étendre sur le sol du taxi. Je vais en prendre une autre pour nettoyer le petit filet de vomi sur le siège. Je suis agréablement surpris du peu de gâchis. Le chauffeur de jour ne verra pas la différence.

Avant de retourner derrière le volant, j’en profite pour pisser un bon coup et pour me remplir les poumons de l’air froid et humide de ce premier matin de l’année.

Je scrute le ciel en espérant apercevoir cette pleine lune qui s’est faite sentir toute la nuit.

Une nuit qui se termine sur une année qui commence.

Il est temps que je rentre, demain une autre nuit m’attend.

Poursuivre la route

Une autre année qui s’achève. En 18 années de métier, je n’en ai pas connu de plus difficile. La crise s’est fait rudement sentir pour nous. Je sais qu’elle s’est fait rudement sentir pour beaucoup de gens. Tout coûte de plus en plus cher, les emplois sont de plus en plus précaires et pour beaucoup de monde, le transport en taxi est un luxe qu’on peut de moins en moins s’offrir. Je ne m’étendrai pas sur le sujet, un bon nombre de mes passagers se farcit déjà mon chialage à ce propos.

Si les rues de la ville ont été quelque peu cahoteuses professionnellement, le chemin a été tout autre dans ma vie personnelle. Évidemment, je ne peux pas penser à 2009 sans penser à la publication d’Un Taxi la Nuit T-II, un moment important pour moi. Mais la vie m’a entraînée sur une route que je ne croyais plus prendre. C’est une route que je continue de découvrir et d’apprivoiser jour après jour. C’est une route qui change tout. Ce déménagement avec mon amoureuse et son fils ont pas mal changé les habitudes du vieux loup solitaire que j’étais devenu. Je veux louer ici leur patience et leur amour à mon égard.

Je ne regrette aucunement ce chemin que j’ai décidé d’emprunter avec vous.
Quand je regarde dans le rétroviseur, je me vois regardant vers l’avant avec vous deux à mes côtés. Vous changez ma vie. Je tiens à vous dire à quel point j’aimerais poursuivre ma route avec vous…

Je vous Aime!