Voie de service

J’ai fait une sortie de route.

Rassurez-vous, je vais bien et le taxi continue sa cavalcade urbaine avec un autre chauffeur derrière le volant. Rien de grave, pas de tôle froissée, pas de blessé, même pas d’accident.

Juste un petit détour non planifié. Le genre qui arrive comme une pneumonie.

J’ai troqué mes habits de chauffeur pour ceux de garde-malade. Une patiente qui m’est précieuse, ma mère.

Rien de trop sérieux, je l’aide à se rétablir en dilapidant sans vergogne ma part d’héritage 😉

Je dois avouer que cette sortie de route, que cet arrêt forcé tombe bien pour moi. Les hivers taxis me taxent de plus en plus.

C’est qu’on ne rajeunit pas…

Prenez soin de vous.

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intermède

Les nuits sont longues quand Montréal décide d’hiberner. Il se trouve bien quelques âmes en peine ici et là. Surtout en dedans des taxis qui attendent sur les stands. Ceux qui décident de rouler le font à leur risque et péril. La route est dangereuse et le prix à la pompe, funèbre.

Les nuits sont longues quand la fatigue s’empare de ton corps. L’humidité, le froid, les routes défoncées, l’humeur terne des passagers. Pour ces raisons, faut bien s’en faire une.

Quand ta façon de voir les choses et les humains qui t’entourent se fausse, tu te pauses en attendant que ça passe.