À la manière de…

Je me lance dans le jeu proposé par Geneviève reçoit et vais le faire à la manière de Patrick Dion, célèbre pour ses fameux « dipatismes« . La barre est haute, je me lance :

 » Si j’ai le taxi dans la peau ? Peut-on me taxer de taxidermiste? « 

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Mise à jour: Je viens de me faire « àlamanièrederiser » par la seule et unique Mère Indigne.
Son texte n’est pas seulement hilarant, il est d’une justesse… Je crois qu’elle m’aime bien 😉

Au nom du père

Il ne se passe pas beaucoup de journées sans qu’il ne revienne à un moment ou un autre dans mes souvenirs. Me viennent en tête, son rire, sa force tranquille, sa modestie, sa patience, son honnêteté, son dévouement et sa tendresse envers les siens. Aujourd’hui, ça fait deux ans que mon père est décédé. Il me manque énormément.

Il disait toujours qu’un travail qu’on doit faire mérite qu’on le fasse bien. Il avait cet amour du travail bien fait et en tirait une grande fierté. D’ailleurs, les meilleurs souvenirs que je garde de lui sont ceux que j’ai passés en sa compagnie sur les chantiers de construction où il m’a appris l’art de la charpente. Au-delà du père, j’ai appris à connaître l’homme au quotidien, dans ses joies et dans ses peines. Je sais qu’il fût très heureux que je sois à ses côtés. Je sais qu’il aurait aimé que je prenne la relève. Pourtant, je n’ai pas poursuivi dans ses traces. L’ouvrage était dur, je n’aimais pas me lever tôt, j’avais la bougeotte et j’avais surtout la tête ailleurs. Pourtant, jamais je ne l’ai entendu récriminer mes choix de vie. Malgré mes pires errances, malgré ma folie, il a toujours été là pour m’épauler. Sans compter. Sans juger.

Au cours de ces deux dernières années, je m’en rends compte maintenant, « Un taxi la nuit » a été plus qu’un recueil de textes. Il a été un exutoire à ma peine. J’ai tenté au fil de ces lignes d’appliquer les préceptes que m’a inculqués papa. Je me suis efforcé d’offrir le meilleur de moi-même dans ces mots, dans ces histoires qui font mon quotidien et qui font dorénavant partie du vôtre. J’y ai mis beaucoup du mien, mais j’ai aussi l’intime conviction que Jean-Paul Lalonde, mon père, m’a accompagné dans cette aventure. Qu’il était là pour m’épauler!

Le destin nous fait prendre parfois de bien drôle de détours. Parfois, il faut pas mal de recul pour continuer à bien avancer. Je sais qu’il aurait été fier de voir son fils publier un livre. Je sais qu’il aurait été fier de le voir accomplir un de ses rêves. « Un taxi la nuit» le livre honorera son nom et sera dédié à sa douce mémoire. Merci le père. Je t’aime.