Le prix des libraires

C’est avec beaucoup de joie que je vous annonce qu’Un Taxi la Nuit vient d’être sélectionné dans la catégorie « Roman québécois » pour le prix des libraires du Québec. Je suis pour le moins « flabergasté »! 😉 Encore une fois je tiens à exprimer ma gratitude auprès des gens des éditions du Septentrion avec Gilles Herman et Adeline Corrèze en tête. Je tiens également à remercier les lecteurs qui ont mis leurs yeux dans ces pages.
Merci! merci encore…

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Suzie

J’ai commencé la semaine avec une gastro et je la termine avec un rhume. Entre les deux : une tempête de neige, le début des partys de bureau, la pleine lune et un taximan occupé. Mille et une anecdotes à puiser dans ces quelques nuits. Mais ce matin, je vais plutôt vous parler de Suzie.

Suzie est chauffeuse de taxi de nuit depuis trop longtemps. Quand on la voit, on sait presque tout de suite qu’elle traîne avec elle une peine immense. On sent que la nuit est devenu pour elle un refuge pour éviter de montrer sa tristesse au grand jour. On dit qu’il y plus de 20 ans, son mari s’est enfui avec sa petite fille. Un drame qui lui colle à la peau. Mais ce n’est pas à moi de raconter son histoire. Je ne peux que vous parler de ce qui me rapproche de Suzie.

Il y a quelques semaines, j’ai reçu un courriel de Micheline Lanctôt. Elle m’expliquait qu’elle préparait son nouveau film dans lequel elle interprète une chauffeuse de taxi. Elle avait lu quelques billets de ce blogue et me demandait si je pouvais la rencontrer pour lui parler un peu de ce que c’est que cette vie de « reclus ». Au lieu de lui donner un rendez-vous dans un café, je lui ai proposé un tour de ville dans mon vieux taxi. On s’est baladé une couple d’heures dans les rues de Montréal à jaser de son film, mais aussi de tout et de rien. D’imaginaires et de voyages, à travers la ville, à travers la vie. Une rencontre des plus chaleureuses avec cette impression qu’on se connaissait déjà. C’est reconnaissant que je lui ai laissé un exemplaire d’Un Taxi la Nuit avant qu’on se quitte.

La semaine d’après, elle me contactait de nouveau pour m’offrir une petite figuration dans son film. Vous m’y verrez dans un lave-auto en train de laver les vitres de mon taxi. Un rôle assez net qui ne laissera pas de trace! 😉 Surtout une belle expérience dans ce monde pas toujours évident du cinéma. C’est de longues heures entre les prises dans des conditions toujours changeantes. Par exemple, le lave-auto où se tournait la scène se trouve juste à côté d’un chemin de fer. À quelques reprises, il a fallu attendre que le convoi passe avant de reprendre. Une autre fois un client ignorant le tournage est entré pour faire nettoyer son véhicule. Coupez! Autant de minutes envolées sur un tournage au budget plus que limité. Pas toujours facile de décrocher les subventions et d’obtenir le financement adéquat pour avoir les coudées franches. Pas de gros budget pour Suzie. Une petite équipe et beaucoup de sacrifices pour tout le monde.

Ces jours-ci, le tournage se termine et mes pensées accompagnent toute l’équipe. Je présume que cette neige hâtive n’a rien fait pour aider, mais je suis convaincu que ce film sera magique. Ne serait-ce que pour l’énergie, l’enthousiasme et les bons conseils que Micheline Lanctôt dispensait autour d’elle. Plus qu’une grande dame, une grande âme.

Salut Salon!

Le Salon du livre de Montréal se termine aujourd’hui, mais en ce qui me concerne, il est déjà derrière moi. Quelle expérience! Je suis encore sur un espèce de « buzz » et j’ai l’impression que le retour à la réalité sera ardu! J’ai encore la tête pleine des livres que j’y ai vus, pleine des gens que j’y ai côtoyés et rencontrés. Des lecteurs, des écrivains, des blogueurs, des amis dont certains que j’avais perdus de vue depuis longtemps. Beaucoup, beaucoup de bonheurs de toutes sortes.

De mon côté, les séances de signatures furent assez calmes — le livre date quand même de quelques mois—, mais ça m’a donné l’occasion d’échanger un peu plus longuement avec les personnes qui sont venu me voir. D’échanger également avec les gens qui signaient en ma compagnie. J’aurais trop de gens à remercier et à saluer. J’en oublierais sans doute. Je me limiterai à remercier Sophie Imbeault et Carole Corno. Ces deux personnes ont tenu le fort du stand Septentrion. Des heures et des heures passées debout à répondre aux questions des gens et aux demandes des écrivains. Merci encore.

Avant de terminer, je vous invite à vous procurer un exemplaire de la revue Zinc. C’est un spécial blogues et la rédaction m’a gentiment offert d’y participer. J’y commets une petite facétie qui risque de laisser des traces…

Et maintenant, de retour à la programmation normale.

Passez au salon!

Il y a tout juste un an à quelques jours près, je signais un contrat d’édition pour faire publier les textes et photos d’Un Taxi La Nuit. Cette signature restera tout aussi indélébile dans ma mémoire que le chemin parcouru depuis.

Une bien belle aventure qui se poursuit cette semaine lors du Salon du livre de Montréal.

Venez me rencontrer au stand 532 le jeudi 15 novembre de 19 h à 21 h, le samedi 17 novembre de 19 h à 21 h ou le dimanche 18 novembre de 19 h à 21 h

Au plaisir de vous voir!