Déclaration d’amour

Vous vous attendiez probablement que j’y aille d’un compte rendu complet de ma fin de semaine de Grand-Prix. Que je vous parle de Lewis Hamilton, de partys fiévreux, de « racing poupounes » ou encore de passagers bambocheurs en quête de ravitaillement. C’est vrai que vous seriez en droit que je vous concocte une juteuse anecdote qui rime avec paddocks. C’est vrai que je pourrais vous en écrire de longues lignes droites, un texte tiré à quatre (virages en) épingles. Mais je n’ai pas envie. Surexposé et « overdosé » le taximan! Je ne suis plus dans la course.

Je vais plutôt vous parler de celle que j’aime.

Ce n’est peut-être pas la plus belle, mais sa personnalité et son charisme lui donnent un charme qui m’allume depuis longtemps déjà. Elle est d’humeur changeante. Faut savoir comment la prendre et trouver de nouvelles façons de la réapprivoiser. Mon histoire avec elle est loin d’être exclusive. Je comprends que je doive la partager. Ça me la rend encore plus désirable. Je l’aime, même dans ses mauvais jours. Même lorsque trop maquillée, elle s’offre, au premier venu.

Au lever comme au coucher, elle reste d’une splendeur qui ne se dément jamais. Elle me brasse les sens, me fait tourner la tête, me fait tourner en rond. Elle me bouscule et me fait faire des détours. J’aime quand elle m’emmène ailleurs. J’aime comme elle me fait rêver.

Je l’adore au petit matin quand tout est calme et que les premières lueurs du jour l’illuminent d’un éclairage envoûtant. Ces moments-là j’aime m’attarder en elle. Je me délecte à en faire le tour encore et encore. Je l’ai vraiment dans la peau.

Nos destins s’entrecroisent et le voyage est loin d’être fini. Je vis en elle et mon sang roule dans ses veines. Elle me dope et me nourrit. Elle est ma vie, elle est une île…

Montréal, je t’aime!

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24 réflexions sur “Déclaration d’amour

  1. Quelle belle déclaration d’amour!C’est vrai qu’elle est unique, celle île-ville! Il y a bientôt 25 ans, j’y arrivais et jamais je ne me lasserai d’y vivre même si je la délaisse une partie de l’année pour une autre île…

  2. Ahhhh! Pierre Léon, grand fou va! Quel amoureux tu fais! Merci de la célébrer avec autant de générosité, d’éviter l’incontournable « Montréal, ville sale ». Moi aussi je l’aime, ma ville. D’amour. De Beyrouth à Buenos Aires, de Paris à Douala, des favelas brésiliens aux banlieues cossues américaines, j’ai toujours été heureuse de revenir chez moi. À Montréal.

  3. Je me suis rendue compte à quel point Montréal était spéciale, moi aussi, après avoir vécu quelques temps à Toronto. Il y a quelque chose d’insaissisable dans cette ville. Ses arbres, ses habitants, son ambiance, ses voitures, ses étudiants comme ses travailleurs, ses immigrants et ses émigrés, sa nuit chaude ou froide, ses festivités..Tout ça n’appartient à aucune autre ville que Montréal.Montréal, moi aussi je l’aime!

  4. Quand j’ai commencé a lire cette affiche, je me suis dit « de qui parle-t-il, Montréal, ou une femme, ou son taxi? ». Montréal me manque encore!! Pour voyager vers l’île sur la route de Vallée des Fords, avec les nids de poule et stands qui vendent maise sucre (qu’est-ce que la raison qui’ils l’appelle pas blé d’inde comme normale?), puis la chemin des Cantons de l’Est, et traverser Pont Champlain, oui, oui, on peut rêver.

  5. Très belle analogie, qui me rappelle un peu une très belle chanson…De mon côté, ma vision de cette « belle » est ambigüe, car elle me repousse et m’attire à la fois : Même lorsque trop maquillée, elle s’offre, au premier venu.De mon côté, dans mon roman, j’utilise cette image :Montréal brillait comme un sapin de Noël déglingué.Bon, j’avoue que c’est un peu plus « trash », mais j’aime bien ce caractère-là, qui devrait s’amoindrir avec les nouvelles mesures de Tremblay…

  6. Ton amour pour Montréal est généreux, tout comme ton blog. Merci.Et moi aussi je l’aime, cette ville. Ton blog est devenu le lieu d’une déclaration d’amour collective. 😉

  7. wowwwwwwwwwqu’est-ce que joli ce txte, les lecteurs ont raison : il n’y a d’autres villes qui peuvent suciter de tels sentiments mais il y pas beacoup de monde qui puissent capter ni decrir ces sentimnts.

  8. Moi, j’aime ses arbres qui transpercent le béton, ses bouts de parc toujours habités, le fait qu’elle soit ouverte 24 heures, le fait qu’elle abrite des souches de différentes cultures, et que ça se sente dans son cinéma, sa bouffe, ses habits, ses beaux atours. Moi, j’aime qu’il y ait des trottoirs partout et des magasins ambiance réduite. Je n’en peux plus des centres d’achat à ciel ouvert et des villes dortoirs où on prend sa voiture pour aller au dépanneur.

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