Continuer à avancer

Pas besoin d’être trop perspicace, le chauffeur de taxi prends ça pas mal relaxe depuis quelques temps.

Je dois vous avouer que j’ai beaucoup jonglé avec l’idée de mettre un terme à l’aventure.

Une impression d’avoir fait le tour, une sensation d’avoir dit ce que j’avais à dire.

Plusieurs raisons en somme font qu’une certaine lassitude m’assaille.

Mais, mais, mais…

Quand une passagère me parle avec passion de ce chauffeur blogueur qui a changé sa perception qu’elle pouvait avoir des taximans en général, quand les commentaires et courriels dithyrambiques continuent d’apparaître dans ma boite malgré toutes ces années, quand un nouveau lecteur découvre Montréal à travers mon regard, je sais, je sens que je n’ai pas le droit de laisser l’ennui prendre le dessus.

Ces jours-ci, mon plan de travail se transforme en un immense labyrinthe. Les travaux, les festivals, les ventes trottoirs, les sens iniques et quoi encore?

Montréal se bouchonne et tourne au vinaigre. Le bordel métropolitain jusqu’à plus soif!

Bienvenue au royaume du cône orange, du béton qui s’effrite et de l’asphalte qu’on utilise pour faire des dos d’âne plutôt que de remplir les nids de poules. C’est bête.

Vous ai-je dit qu’une certaine lassitude m’assaillait?

La semaine qui commence va être un joyeux mélange d’amour et de haine. Le Grand Prix, les Francofolies, Nuit Blanche sur Tableaux Noirs… Montréal va se transformer en un immense stationnement avec des gens qui veulent le traverser.

Je vais trouver des raccourcis, des ruelles, des façons de faire. Je vais m’excuser, je vais me battre et me débattre dans le trafic, je vais klaxonner, je vais crier et je vais continuer de dire à mes passagers comment Montréal est géniale.

Je vais continuer…

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23 réflexions sur “Continuer à avancer

  1. merci P-L. tu sais, MTL n'est pas juste vue à travers tes yeux, MTL, c'est aussi toi, moi et toutes ces femmes et hommes qui la traversent, qui empruntent ton cab, les touristes, ces routes croches. mais tu sais quoi? si tu ne la racontais pas, on l'haïrait plus souvent qu'on ne l'aimerait. malgré la lassitute, t'en es un fervent amoureux. allez chauffeur passion, bonne route!!!

  2. et oui, Montréal est ça emmerdante et chaotique mais elle arrive quand même à nous consoler et nous faire rire. Et il n'y a rien comme l'écriture pour faire passer l'ennui et embellir ce que l'on voit Je suis de ces lectrices qui venaient à peine de te découvrir et j'étais un peu triste que le plaisir ait été si court.

  3. Je crois que c'était clair dès le début de la course : c'est toi qui choisis l'itinéraire! Nous, on est juste là pour profiter du voyage pendant que le conteur tourne…

  4. J'ai quitté Montréal avec un certain regret il y a cinq ans… Tes billets m'y retransportent à chaque fois! Et puis tous ces gens que tu décris, il y a toujours un petit peu de nous là-dedans… Je suis contente que ça ne soit pas déjà le bout du chemin!

  5. Il y a un peu de lassitude ici aussi. Je reste à Québec et j'ai l'impression d'avoir fait le tour du jardin, mais pour l'instant je vais rester tout comme toi avec la douce Montréal que j'ai apprivoiser grâce à des amis.Je suis content que tu continues de nous faire voyager via ces mots que tu maitrises si bien. Ah oui j'oubliais aussi ces images qui nous transportent.J'écrivais avant quand je croyais à l'amour, mais l'amour m'a trahie en espérant que la route ne fasse de même avec toi, mais je comprendrais …Sur ce bonne continuation 🙂

  6. Merci de continuer!!! J'avais justement peur a l'arret definitif. Je ne me lasse jamais de lire votre blogue, d'entendre vos histoires, d'imaginer vos clients. Votre facon de conter Montreal et la vie est unique et tres appreciee… Alors continez… Encore longtemps s'il-vous-plait!!!

  7. « Je vais continuer… »Il le faut ! je ne saurais dire pour quelles raisons lorsque je pense à ce que tu vis, mais je sais qu'il le faut.Imagine ta fenêtre d'ordi. comme un rétroviseur. Regarde, nous sommes assis derrière… :o)zoz

  8. Je vous lis toujours. L'absence de mes commentaires est inversement proportionnelle au plaisir que j'ai à vous lire. Merci de continuer à me faire voyager dans ma ville, la nuit.

  9. J'ai quitté Montréal il y a déjà 30 ans et bien que je revienne chaque été, vous êtes vous espèce de baromètre, thermomètre et observateur attentif. Criss non ! Restez si vous le pouvez. Mais je peux comprendre votre lassitude ; Vous, vous comprendrez mon petit deuil si vous partez.

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