La Vie Passe en Coup de Vent

Le gars allait peut-être chercher du lait au dépanneur ou peut-être qu’il en revenait. Il avait peut-être brûlé un stop plus tôt sur la route ou peut-être qu’il avait laissé passer une petite vieille à l’intersection d’avant. Il avait peut-être pensé passer ailleurs que sur Côte-des-Neiges, peut-être pas. Il allait peut-être rejoindre sa maîtresse ou peut-être qu’il venait de se faire crisser là par sa blonde. Il avait peut-être oublié de fermer ses fenêtres avant de partir, il se disait peut-être que c’était beau tous ces éclairs dans le ciel. Peut-être que tout allait bien dans sa vie. Peut-être qu’il a vu l’arbre s’abattre sur lui.

Pas le bon moment, pas le bon endroit… Quelles sont les probabilités de se faire écraser sur la route par un arbre qui tombe? S’il avait bien attaché ses lacets avant de partir, le destin aurait-il pris une autre tangente ? Est-ce qu’il existe vraiment un grand livre avec notre nom dedans?

A force de trop tourner en rond, je finis peut-être par me poser trop de questions ?

Entécas, profitons de la vie, on sait jamais…

22 réflexions sur “La Vie Passe en Coup de Vent

  1. À force de tourner en rond… Ouais, t’as raison. Tout à fait.C’est comme quand je me demande « à quoi ça sert, pourquoi j’suis ici? L’humain sert à quoi? Y’a quoi après? Si ya rien, pourquoi est-ce qu’on a vécu? » Et on a beau essayer de me donner une réponse, je fais comme un enfant et je demande encore « pourquoi »…

  2. Ce genre de circonstances me fait toujours aussi questionner aussi si notre nom est dans un grand livre… Quand c’est ton heure qui a sonné… Mais il y a t’il une raison que ce soit toi qui soit à cet endroit ?

  3. Cette nouvelle m’a fait penser au jeune qui, il y a quelques années de ça, est mort à deux maisons de chez lui quand une branche d’arbre lui est tombée sur la tête, rue Christophe-Colomb.Il était sorti fumer une cigarette au parc Lafontaine. Mauvais endroit, mauvais moment. Ça aurait pu être une feuille, ça a été une branche trop grosse.

  4. Bonjour le taxi,Sur le blog de ma nièce, tu es en lien et ma soeur (sa mère) nous a parlé de toi hier et je te fais un coucou.C’est vrai que tu écris bien et que c’est agréable de te lire et de partager ta réflexion.Au mauvais endroit, au mauvais moment : j’ai fait cette réflexion sur la fragilité de la vie en 1989 lors du drame de l’École polytechnique où 14 jeunes filles étudiantes en ingénierie ont été tuées. J’y ai été associée de près, je connaissais deux personnes qui y ont perdu une fille et j’ai travaillé cinq jours à l’événement, à côtoyer ces étudiants, leurs collègues, leurs professeurs, leur parents et à vivre leur tristesse de près. Cette journée-là, je me suis dit que je n’avais peut-être pas embrassé mes enfants avant de partir, qu’ils ne seraient peut-être pas revenu pour le souper ou moi aussi, j’aurais pu me faire frapper par une voiture et ne pas revenir. Je m’efforce depuis ce temps de vivre chaque moment comme si c’est le dernier, avec une grande intensité, mais ce n’est pas toujours évident et des instants de réflexion comme présentement, cela fait du bien.Au plaisir.

  5. Salut a toi M. Taxi !!Je te lis depuis bon moment déja mais je ne suis pas trop une laisseuse de messages. Mais la ! tu m’interpeles !!!C’est quand on voit ce genre de situation que l’on réalise a quel point la vie est fragile. Ca tien qu’ un fil. Comme tu dis si bien il aurait fait un ti mini truc de plus avant de partir et surement la tournure des événements aurait été tout autre. Ca donne la chair de poule juste d’y penser.Depuis que je suis maman je pense souvent a ces choses la. Moral de cette histoire… profiter de tout les petits moments de bonheur que la vie met sur notre route car on ne sais jamais quand ce sera le dernier.

  6. « S’il avait bien attaché ses lacets avant de partir, le destin aurait-il pris une autre tangente ? »Attacher ces lacets ça semble banal, mis dans ce contexte ci ça prend une toute autre signification. Si j’avais tourner à gauche sur cette rue, au lieu de prendre la droite aurais-je eu la vie sauve ou serais-je rentrer dans un autobus … Comme le dit si bien Pépé dans une de ses tounes : « Je vais juste le savoir quand je vais être parti moi aussi. »

  7. « S’il avait bien attaché ses lacets avant de partir, le destin aurait-il pris une autre tangente ? »ça me rappelle le raisonnement de Jean-Marie Bigard : Si la veille il avait pris un verre de trop, il se serait réveillé un 1/4 d’heure plus tard, mais alors si sa mère avait serré ses cuisses un 30 secondes de plus(à l’accouchement) il aurait toujours eu 30sec de retard ds sa vie, ce ki l’aurait sauvé ; son grd-père s’il n’était pas né jusqu’en 1919 à cause de la 14-18 … et on peut remonter biensûr jusqu’à Adam et éve.

  8. C’est comme celui qui traverse la rue au mauvaise moment, qui s’endort qu’il n’aurait pas dû, qui prend le mauvais avion… De bêtes coups du destin. Quand on se dit que ça pourrait être nous, on se dit, en effet,  » pourquoi moi ?  » Mais si on se détache de soi, qu’on regarde la terre de haut, on se rend compte qu’il y a partout des branches qui tombent… avec personne dessous, mais aussi qu’il est bien possible, vu le nombre d’habitants de la planète, qu’il y ait quelqu’un qui, par malheur, se trouve justement dans la trajectoire de la branche. Finalement, c’est du hasard…

  9. Ce genre de situation nous guete tous en fait. Peut-être que si.. ou peut-être que ça… et nous serions mort aussi. Vaut mieux juste vivre et ne pas trop s’arrêter à ces si…

  10. C’est vrai que parfois on est interpellés par ce genre d’évènement, qui sont tellement « énormes » si on raisonne en termes de probabilité, que c’est dur de croire au hasard.J’ai un ami qui travaillait dans l’hotel sur lequel le concorde s’est craché en france en 2000, et il avait pris sa journée de congé le jour ou le concorde est tombé.Tous ses collègues de travail sont morts, sauf lui qui était en congé pour la journée …Ca entraine de drôles de réflexions sur l’éventualité d’un jeu au dessus de nos têtes…

  11. En fait, il s’en allait chercher sa blonde au centre-ville, pour ne pas qu’elle attende l’autobus sous la grosse pluie… Je pense qu’elle ne regardera plus jamais la pluie de la même manière.

  12. Et oui, j’y ai bien pensé dernièrement, je crois que lorsque notre heure est venu, c’est notre heure et on ne peut rien y faire. Mon petit cousin, l’an dernier était cammionneur, il avait une cargaison à débarquer en Caroline du Sud. La Cie. ou il devait débarquer la cargaison a décidé qu’ils ne voulaient pas l’accepter et qu’il devait revenir le lendemain matin. Il s’est donc couché dans son camion et pendant la nuit, un train a déraillé et il y a eu un déversement de Chlorure. Ce petit-cousin a été intoxiqué et ne s’est jamais réveillé. D’un coté, il a eu une belle mort, dans son sommeil, en faisant ce qu’il aimait faire, conduire un camion, mais il n’avait que 21 ans… Il était au mauvais endroit au mauvais moment.

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